BlogLes Neurosciences au service du management
Les Neurosciences au service du management
Talent Management

Les Neurosciences au service du management

PerformanSe|8 min. de lecture|19 novembre

Chaque jour, on connaît un peu mieux le fonctionnement du cerveau humain. Car la recherche fondamentale en neurosciences progresse à grands pas… et impacte ainsi le management ! Le point sur les développements en cours et leurs conséquences, avec Bernard Anselem, médecin et consultant, et Erwan Devèze, fondateur de Neuroperformanse Consulting.

Le cerveau est une machine d’une rare complexité, nous rappelle tout d’abord Bernard Anselem. Avec de 80 à 100 milliards de neurones connectés en permanence chacun à 10 000 autres, le cerveau est d’une telle richesse qu’on ne peut le contrôler. Qui plus est, il n’y a ainsi pas deux cerveaux pareils, on ne peut donc pas appliquer les mêmes recettes à tous. Mais si on ne peut pas le réduire ni le modéliser, les neurosciences nous aident cependant à mieux en connaître les rouages. Pour éviter des erreurs, progresser en justesse, en confiance et en sérénité…

Or, ce que les neurosciences déjà nous apprennent, c’est que notre cerveau est d’abord piloté par les émotions, bien plus que par la raison. Il est ainsi à l’affût permanent des émotions négatives, mais surtout assoiffé d’émotions positives. Avec un réseau du désir et du plaisir, très puissant, mais jamais rassasié. Mais aussi un réseau social également essentiel, câblé pour interagir avec les autres, parce qu’un être humain isolé n’a aucune chance de survie. C’est pourquoi l’intelligence émotionnelle est si importante en management. Pour générer chez l’autre les émotions positives nécessaires à sa motivation, éviter toute forme de rejet, s’adapter ainsi au mieux au fonctionnement de nos cerveaux respectifs…

Bonne nouvelle enfin, nous découvrons aujourd’hui que le cerveau est d’une très grande plasticité ! Rien n’est figé. Plus on le fait travailler, plus il apprend à travailler. On peut créer ainsi à force de répétition des chemins neuronaux nouveaux, et apprentir de nouveaux comportements. Attention : c’est vrai en positif… comme en négatif ! Le cerveau est ainsi beaucoup plus plastique qu’on ne l’imagine. Nous avons donc tous beaucoup plus de potentiel que nous le pensons. Et profondément intérêt à le cultiver au mieux.

C’est donc le moment de prendre soin de son cerveau, de s’entraîner, de le protéger, de le renforcer… mais aussi d’adapter désormais le monde du travail à la réalité de notre cerveau. Et pas l’inverse, comme on l’a fait trop longtemps, nous dit à son tour Erwan Devèze. Parce que notre cerveau est une machine magnifique, mais avec ses contraintes propres. Et qu’un juste management ne peut pas ne pas en tenir compte…

ll n’y a pas deux cerveaux pareils… On ne peut donc appliquer les mêmes recettes à tous !

Bienveillance, autonomie, respect de l’autre, de son statut, de sa confiance, création d’environnements ouverts et positifs, lutte contre le multitasking et l’infobésité ne sont ainsi pas des voeux moraux. Mais bien l’expression concrète d’une juste reconnaissance de comment nous fonctionnons et pouvons fonctionner au mieux. C’est pourquoi ce que nous appelons encore aujourd’hui les soft skills seront demain les compétences clés, celles qui permettront de réussir ensemble… ou pas.

Prendre soin de son cerveau au quotidien.

Quelques conseils simples et diversifiés, directement issu des enseignements des neurosciences…

1 - Apprenons à redéfinir nos journées de travail

Commençons par dessiner sa journée sur une feuille blanche, par exemple, définissons ainsi librement nos priorités, stimulons positivement notre cerveau dès le matin… plutôt que de se confronter d’emblée à une pile de mails, denses et stressants par exemple. Des réunions stratégiques ? Pas à 14h surtout ! Respectons nos rythmes, pour être plus efficaces.

2 - Sport, visualisation, méditation…

Permettons au cerveau de réaliser un véritable travail foncier positif.

3 - Le cerveau fonctionne au plaisir pas à la contrainte

Rien ne sert donc de prendre artificiellement de bonnes résolutions contraignantes, cherchons plutôt ce qui pourrait nous faire plaisir lors d’un apprentissage difficile…

4 - Soyons constants dans nos apprentissages

Le cerveau a besoin de répétition.

5 - Active learning

Faire en apprenant, apprendre en faisant, notre cerveau aime l’entraînement… bien plus que la théorie ! Et utilisons le jeu lors des apprentissages, afin de stimuler les zones du cerveau nécessaires.

6 - Luttons contre le Multitasking et l’infobésité

Les réseaux cérébraux fonctionnent d’autant mieux en effet qu’ils ne rentrent pas en concurrence les uns avec les autres…

Vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi...